Ce blog a pour but de tenir un journal de bord au jour le jour de la mobilisation anti-CPE à l'IEP et de fournir un espace de ressources rassemblant compte-rendu d'AG, textes votés, liens utiles...

15 avril 2006

Et après ?

Ca bouge encore et toujours sur Lyon ...

N'hésitez pas à consulter le site de 'La mobilisation - à Lyon - contre la Loi sur l’Egalité des Chances, le CPE, et le CNE'.

Parmi les chantiers en cours signalons la poursuite des ateliers d’élaboration d'un mémorandum : "La jeunesse : son analyse, ses voeux."

"Afin de participer activement aux débats de société, afin de démontrer nos capacités propositionnelles, afin de faire un pied de nez et mettre au pied du mur ceux qui voudraient stigmatiser la jeunesse derrière une image d’enfants grognards, afin qu’une trace écrite demeure de tous les riches débats que nous avons eut au cours de cette mobilisation,... les étudiants de l’Université Lumière Lyon 2 ont fait le choix, au travers de 6 sessions de 4 ateliers thématiques, de rédiger un mémorandum intitulé : "La jeunesse : son analyse, ses voeux." Ce mémorandum, portant esentiellement sur l’égalité des chances face à l’emploi, devrait bien au-delà être une synthèse des trajectoires théoriques empruntées au cours du mouvement contre la loi sur l’égalité des chances, le Contrat Première Embauche, et le Contrat Nouvelle Embauche.
C’est aussi une façon de tenir les promesses que nous avions formulé lorsque nous annoncions "retirez le CPE et nous pourrons consentir à vous faire des propositions pour aménager l’ensemble des mesures que vous avez proposé."
Une fois terminé, ce mémorandum sera communiqué aux ministères concernés, aux groupes parlementaires, aux principaux syndicats et partis politiques, aux maires de Lyon & Bron, et bien entendu aux mdias nationaux, régionaux, et locaux."

Il n'est pas trop tard pour participer aux ateliers qui ont lieu jusqu'au mercredi 19 avril. Les thématiques, dates, horaires et lieux sont dispo en ligne.

10 avril 2006

Un peu d'auto-satisfaction, ça fait toujours du bien !

Texte pour Lyon Capitale, n°565, du mardi 11 au lundi 17 avril 2006

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L’ÉCLAT DES ÉTUDIANTS DE SCIENCES PO LYON
Philippe Corcuff
Maître de conférences à l’Institut d’Études Politiques de Lyon


Depuis quelques semaines, les étudiants de Sciences Po Lyon, avec les autres étudiants lyonnais mobilisés, montrent pragmatiquement qu’une autre vie est possible. Ils ont, en un double sens éthique et esthétique, l’éclat, selon l’expression de l’écrivain David Goodis :

“Tout ce temps passé, c’était un pari sur l’avenir (…) Mais tant que les dés n’avaient pas cessé de rouler, il y avait toujours un certain éclat dans ce qu’ils faisaient. (…) Mais tant qu’il y avait un “peut-être“, il leur restait l’éclat” (La blonde au coin de la rue, 1954).

Les étudiants mobilisés ont l’éclat de ceux qui se lancent dans le pari risqué du peut-être, avec sa part d’inconnu, dans les éblouissements de l’inédit comme les déceptions. Quand l’attitude arrogante du pouvoir peut créer la lassitude, la répression policière la crainte, le prolongement de l’action l’inquiétude quant aux examens. Et pourtant ils ont réinventé la résistance, en associant étroitement le souci de la solidarité collective et l’expression de l’individualité de chacun. Les singularités individuelles ont tâtonné dans les AG, avec l’humour des uns, l’émotion des autres, les hésitations de beaucoup, la joie au cœur et la peur au ventre. Même parmi les anti-bloqueurs, plus moutonniers, des personnal touches ont résonné dans les amphis. Mais que serait un mouvement pluraliste s'il n’acceptait pas la rencontre avec des arguments contraires et des désirs autres ?

La réversibilité du mouvement impliqué par le recours quotidien au vote en AG a énervé certains (dans l’administration, parmi les enseignants, les bloqueurs et les anti-bloqueurs). Mais elle rappelle le lien entre l’idéal démocratique et l’incertitude. Elle pousse à assumer ses fragilités contre les langues de bois. Le philosophe Claude Lefort a bien montré que la visée démocratique “accueille et préserve l'indétermination”, à la différence des régimes religieux ou des totalitarismes modernes. Et se coltiner jour après jour l’incertitude démocratique, ce n’est pas de la tarte ! Cependant, malgré les doutes, les erreurs, les crispations, les paranoïas de part et d’autre, les étudiants mobilisés ont su, le plus souvent, se tenir debout dans l’incertitude.

Ils ont, ce faisant, appris en accéléré, appris mieux que s’ils avaient continué à suivre leurs cours. Par les conférences et les débats organisés, le décryptage critique de textes de loi et de la presse, les confrontations argumentées en AG, l’effort d’innovation dans l’action collective. La majorité des universitaires aura du mal à accepter ce constat, car au lieu de réfléchir de façon nouvelle sur leur métier à l’occasion du sentiment momentané de leur inutilité, ils vont vraisemblablement enfouir leurs doutes sous des tonnes de stéréotypes autojustificateurs. Dommage.

Comment ces étudiants mobilisés, qui ont contribué à faire reculer pour la première fois depuis 1995 un gouvernement sur une contre-réforme libérale, sauront-ils cultiver leur éclat demain ? C’est un des enjeux de leur avenir et du nôtre. En attendant : béret bas !

Lundi 10 Les événements à l'iep

Bon voilà, c'est tombé, le Cpe n'est plus : "Il a été enterré ce lundi matin par Jacques Chirac et Dominique de Villepin • Il sera remplacé par un «dispositif» en faveur des jeunes en difficulté présenté dès aujourd'hui au parlement • Les syndicats et la gauche parlent de «grande victoire» • Le Premier ministre, amer, regrette de «n'avoir pas été compris» •" (liberation.fr)
Ce soir réunion du comité de mobilisation et de tous ceux qui le désire pour discuter des suites de la mobilisation à 20h.

09 avril 2006

WE du 8 et 9 avril : Appel de Lyon de la coordination nationale unitaire

Les 3 millions de jeunes, de salariés du public et du privé, les sans-papiers et tous les précaires qui ont manifesté et fait grève le 4 avril, les nombreuses actions menées cette semaine témoignent de l’amplification du mouvement contre la précarité et notamment contre le CNE et la loi sur « l’égalité des chances » (LEC).

La mobilisation continue, bien que l’intersyndicale n’ait pas encore annoncé de suites au 4 avril. Nous ne nous sommes pas laissés tromper par les manoeuvres gouvernementales, qui visaient uniquement à gagner du temps.

Si le gouvernement supprime la loi dite sur « l’égalité des chances » et le CNE, ce sera une première victoire pour le mouvement. Cela montrera que le rapport de force est en notre faveur. Il faudra alors profiter de la brèche ouverte pour imposer, avec les salariés, les sans-papiers et les précaires, nos autres revendications. L’ensemble de la LEC (apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, suppression des allocations familiales sous des prétextes divers, stages dans la police et l’armée pour les jeunes considérés comme de futurs délinquants...) constitue une attaque contre la jeunesse, les pauvres et les travailleurs.

Mais nous refuserons toute manoeuvre du gouvernement qui viserait à remplacer le CPE par un CPE bis réservé aux jeunes et marqué une nouvelle fois du sceau de la précarité. De plus, nous ne croyons que ce que nous voyons. Actuellement, loin d’être dénaturé, le CPE est entré en vigueur : dans l’aménagement proposé par Chirac, le patron n’a toujours pas à justifier le licenciement, mais simplement à en signaler la raison. La période d’essai, même ramenée à un an, reste la promesse de la précarité à vie : après le CNE et le CPE, le gouvernement nous prépare le Contrat de Travail Unique.

Il n’y a pas de négociation possible sur ces bases ; nous exigeons le retrait total de la LEC et du CNE. La Coordination Nationale de Lyon rappelle par ailleurs qu’au-delà de ces revendications, elle déplore tous les projets allant dans le sens d’une accentuation de la précarité, et notamment le projet de loi CESEDA qui considère les immigrés comme des êtres humains jetables.
Persistant dans la brutalité caractéristique du gouvernement, le ministre de l’éducation a décidé de mettre fin à la grève en usant de tous les moyens à sa disposition : chantage aux examens, fermetures administratives des facs et déblocages des lycées et des universités par la force. À cette pression sur les étudiants, les lycéens et les personnels, s’ajoute une répression policière toujours plus massive. Le ministère annonce 5 000 arrestations en fin de semaine. Les comparutions immédiates se multiplient et aboutissent à des sanctions lourdes (TIG, amendes, prison ferme). Nous dénonçons également la répression croissante des mouvements sociaux, et exigeons l’amnistie de nos camarades inculpés. Ces attaques ne font que renforcer notre détermination.

Nous voulons la réouverture des facs fermées administrativement, nous exigeons que nul étudiant ou lycéen ne soit pénalisé d’aucune manière que ce soit en raison du mouvement de contestation dans les lycées et universités. Nous réaffirmons que le gouvernement, par son immobilisme et la stratégie de pourrissement qu’il a adoptée, porte l’entière responsabilité de la situation délicate que connaissent aujourd’hui les universités. Dans ce contexte, nous demandons à la Conférence des Présidents d’Université de s’assurer que les examens de second semestre ou de fin d’année ne porteront pas sur des enseignements qui auraient été délivrés pendant toute la période de mobilisation étudiante. Pour le reste, nous affirmons la souveraineté des Assemblées Générales locales qui, seules, sont aptes à discuter avec leur président d’université des modalités d’examen.

Notre priorité absolue est de contribuer à la mobilisation des travailleurs : c’est maintenant le moment d’y aller tous ensemble. Il faut convaincre directement, par des diffusions de tracts, des discussions et des assemblées générales jeunes/salariés que le seul moyen de gagner sur nos revendications, c’est la grève générale reconductible. Nous appelons les salariés à ne plus attendre un premier secteur qui se mettrait en grève pour entraîner les autres : ce secteur, c’est la jeunesse en lutte depuis deux mois. Dans cette perspective et pour franchir une nouvelle étape dans la mobilisation, nous appelons les syndicats à rompre immédiatement toute négociation et à appeler immédiatement à des manifestations régionales et à la grève générale jusqu’à satisfaction de nos revendications.

Les étudiants et lycéens mobilisés doivent donner confiance aux salariés. Pour cela, il faut avant tout que le mouvement, la grève et les blocages se poursuivent, même là où les vacances débutent. Il faut aussi multiplier les actions communes avec les salariés et les équipes syndicales, sans oublier les manifestations massives.

Nous appelons donc dès maintenant les salariés et leurs organisations à tenir des AG en vue d’élire des délégués pour la prochaine Coordination Nationale Unitaire. Le rapport de force que nous construisons permet d’obtenir aussi des victoires rapides sur le plan local. Nous soutiendrons toutes les revendications des salariés et des précaires en lutte. Le mouvement que nous construisons est capable, après des années de défaites, d’inverser la balance, de changer le rapport de force : gagner sur nos revendications, en finir avec ce gouvernement, c’est possible.
Avec l’aide des syndicats locaux qui y appellent déjà, nous ferons du 11 avril un succès.
Nous appelons dès maintenant les jeunes, les sans-papiers, les précaires, les salariés et leurs organisations à manifester et à faire grève à nouveau le 18 avril. Nous souhaitons que cette journée puisse donner lieu à des débats et des AG unitaires où étudiants, salariés, sans-papiers et précaires puissent ensemble se donner des perspectives de lutte.

Coordination nationale lycéenne, étudiante et salariée de Lyon

07 avril 2006

Vendredi 7 avril : Résultats du vote

Suite au vote à bulletins secrets qui s'est déroulé aujourd'hui :
- le blocage pour lundi 10 avril a été rejeté
- le blocage pour la semaine du 10 au 15 avril a été rejeté
- le blocage les jours de manifestations nationales a été adopté
- la reprise des cours a été adoptée

Vendredi 7 avril : Les événements à l'IEP

Conformément aux décisions des AG de jeudi et vendredi, il sera tenu à l'IEP un vote à bulletin secret qui aura lieu entre 9h et 16h. Les votants sont tenus de se munir de leur carte d'étudiant.

Le vote aura pour objet de répondre à trois questions qui seront considérées indépendamment les unes des autres : accord ou désaccord sur le blocage lundi / le blocage toute la semaine/ le blocage ponctuel lors de journées de mobilisation générale.

05 avril 2006

Jeudi 6 avril : Les événements à l'IEP

Programme provisoire :

dès 7h30 : reprise du blocage
11h : AG à propos du vote de vendredi 7 avril

Tout ajout ou changement sera indiqué dans l'Atrium.

Mercredi 5 avril : Résultat de l'AG

Conformément au vote de l'AG du mercredi 5 avril, l'IEP sera bloqué les jeudi 6 et vendredi 7 avril.

Par ailleurs, le principe du vote à bulletins secrets a été approuvé : le vote aura lieu vendredi pour décider de la suite du mouvement.

Les questions posées lors de ce vote seront définies au cours d'une AG jeudi à 11h.

04 avril 2006

Mercredi 5 avril : Les événements à l'IEP

Au programme :

9h : action aux feux pour récolter de l’argent
14h : tractage en supermarché
15h : Terreaux jeu de l’oie géant.

Suite au rejet du blocage lors de l'AG de mardi, les cours reprennent pour la journée du mercredi. Cependant, les élèves ayant voté à une large majorité la grève, la mobilisation continue. Une AG aura lieu à 18H.

Toute modification éventuelle sera affichée dans l'Atrium durant la journée.

Mardi 4 avril : Assemblée Générale

Compte Rendu de l’AG du 3.04.06

1) Intervention de G.Pollet

Par rapport à la reconduction du blocage, notre cher directeur a explique grosso modo que :

o si le blocage prenait fin pendant la semaine, il n’y aurait pas de problème pour le calendrier des examens

o si le blocage continuait au delà de la semaine prochaine, il faudrait envisager des reports d’examens.

Il a également précisé que la validité du diplôme de 4ème année pourrait être remis en cause si la crise s’éterniser trop.

Il lui semble fondamentale que le mouvement devait envisager une sortie de crise.

2) Bilan local

Facs sur Lyon :

o Lyon 2 Bron bloqué

o Lyon 2 Quais débloqué lundi matin par des anti-bloqueurs (porte cassée), mais blocage remis en place

o Lyon 3 : blocage repoussé par un vote à bulletin secret.

o ENS : occupé par les étudiants et les salariés !!!!

Action au Vinatier :

o tractage à l’IFSI avec salariés et IEPiens

Répression :

o Stéphane : condamné à 2 mois fermes pour vols avec violence

o mise en place d’un comité de soutien aux inculpés (caisse, rassemblement divers…) : soutien-inculpés@no-log.com

3) Bilan National

Coordination Nationale de Lille

o texte commun aux facs et lycées

o présence d’une délégation d’étudiants polonais et britanniques

o appel à la grève générale reconductible

o jeudi : journée nationale de blocage des voies de circulation (pour ralentir l’économie)

o vendredi : journée nationale contre la répression

o samedi : manif

Bilan des évènements :

o manif spontanée vendredi soir de réaction au discours de Chirac

o réaction des partis politiques : unanimité ont désapprouvé ce discours, l’analyse comme une non-écoute e la jeunesse:

- Ext-gauche : se radicalise

- PS : y voit une « crise de régime »

- UDF : 1ère fois que l’on promulgue et qu’on demande la non-application = ridicule pour éviter la crise.

4) Discours présidentiel et débat :

Intervention de M.A Cohendet

- LEC a passé en revue beaucoup de mécanismes législatifs de la Vème : 49.3, amendement pour le CPE en 2ème lecture, CC…

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Conseil Constit : aurait pu sanctionner (mais majorité de droite) :

- sur la procédure : réforme importante faite par amendement –cf jurisprudence de 1986)

- sur le fond : inconventionnalité du CPE (charte OIT, directive communautaire). Certes, le CC a décide de ne pas vérifier la conformité des lois aux traités, mais cette jurisprudence est largement contestée et il avait là la possibilité de marquer une rupture.

Þ CC clairement partisan

Après décision CC, Chirac n’avait pas obligation de promulguer comme il l’a affirmé, il pouvait demander une 2ème délibération de la loi. Ceci aurait alors était l’occasion pour lui de jouer le rôle présidentiel tel qu’il avait été organisé pour de Gaulle « garant de la et de la souveraineté nationale » « arbitre » lorsque le Parlement confisque la souveraineté nationale et n’est plus l’expression de la volonté générale

MONSTRUOSITE QU’ACTUELLEMENT TOUS SE SERRENT LES COUDES AUTOUR D’ INCONSTITUTIONNALITE FLAGRANTE :

-promulgue mais ordonne la non application, c’est inexisant juridiquement, de sorte que le CPE est en vigueur aujourd’hui

-Pdt s’octroie l’initiative des lois (lio pour modifier CPE) alors que doit être arbitre

5) Perspectives

Se sont multipliées les interventions non seulement sur la mobilisation mais également sur les opinions diverse (UE, etc.)

Intervention d’un salarié du Vinatier : ils ont besoin de nous pour continuer a massifier le mouvement

6) Votes :

Blocage de la semaine : rejeté

Blocage du 4.04 : rejeté par 218 contre 207 voix

Grève : accepté

03 avril 2006

Mardi 4 avril : Les événements à l'IEP

Au programme :

11h : manif nationale ; merci de venir habillé-e-s en rouge !
14h : Assemblée Générale

Toute modification éventuelle sera affichée dans l'Atrium durant la journée.

Lundi 3 avril : Les événements à l'IEP

Conformément au vote de l'AG de vendredi 31 mars qui a choisi de reconduire le blocage du bâtiment pédagogique lundi 3 et mardi 4 avril (54 voix contre / 126 voix pour), la mobilisation se poursuit à l'IEP.

Le programme des événements sera affiché en atrium et aussi tôt que possible sur le blog.

A noter que la prochaine AG aura lieu mardi 4 avril 2006 à 14h.

Au programme :

6h40 : RDV Bellecour pour tracter dans les lycées
9h : CAF pour tracter
10h : infos aux étudiants étrangers
13h :
Gare de Vénissieux, usine RVI, pour tracter ; idem usine Bosch.
14h en salle M. Seurat : Débat autour du thème "précarité et lien social" avec Michel Leclerq impliqué dans divers collectifs de lutte contre la précarité ainsi qu'à agir ensemble contre le chômage